Lac 69

Je me suis réveillé à 5ham, 15 minutes avant que l’alarme ne sonne. Lorsque j’ai essayer de flusher la toilette, j’ai réalisé qu’on était à court d’eau froide dans l’auberge. L’eau chaude, elle, était quasi présente. Juste assez pour rincer tout le savon que je m’étais étendue sur le corp. On avait encore le temps de manger une bouchée avant notre départ.
À 6h moins cinq, on était une Québécoise, un Néo-Écossais, une Française et un Argentin assis dans un taxi pour les trois prochaines heures. Une heure sur la Pan-Américaine avant de tourner sur une route de terre qui monte pour deux heures. Le chauffeur fût très gentil et il nous laissa descendre à plusieurs reprises pour prendre en photo les lacs sur notre chemin tumultueux.

C’est dans un tournant qu’il se stationna et nous pointa la trail que nous devrions prendre, lui, il nous attendrait là, jusqu’à notre retour. Le début du chemin, relativement plat, d’étrampé et couvert d’excrément de vache se parcouru sans trop de difficulté. Lorsque la monté s’est amorcé, j’avais déjà le souffle court et je sentais mon coeur battre à tout rompre.

Les prochaines heures fûrent, mentalement et physiquement, très exigentes. J’ai réalisé que mon corps n’était pas près pour une épreuve à une tel altitude. Malgré ma volonté, je ne serais peut-être pas capable de me rendre au sommet. J’ai lu sur les malaises, potentiellement mortel, en haute altitude. J’essayais de me rapeller les syptômes, mais j’en oubliais les détails. Chaque pas m’essouflait et me forçait à m’asseoir pour me reposer. Il y avait du sang lorsque je me mouchais et, je sentais maintenant mon coeur battre dans ma tête.

Je crois que l’on étaient à la moitié de la monté lorsque je m’apperçu que ma main et mon droit bras étaient endourdi. Je m’assie aussitôt. Le mélange du soleil tappant et du vent frais des hauteurs m’avais fais un peu perdre contact avec moi même. Je pris donc un instant pour revisiter mon corps et voir comment j’allais. Ma langue et mes lèvres étaient aussi engourdis. J’avais peur. Je devais reprendre mes esprits et laisser mon corps en faire autant. Pas question de prendre des risque inutile ni de reculer à moins que ce ne soit vraiment nécessaire.

J’ai cru que les autres avaient pris beaucoup d’avance sur moi, mais à ma grande surprise je l’ai vis à quelques pas de moi lorsque je me releva. Cela me rassura. Je me dis que je n’avais qu’à continuer mon ascention à mon propre rythme et tout devrais bien aller.

Je fût impressionné d’être capable d’atteindre le lac et j’ai cru que j’avais tout donné. C’est alors qu’on m’informa que celui-ci n’était que le premier. Je levai les yeux et vis ce qu’il y avait encore devant moi. Je ne pouvais pas abandonner. Pas ici. Pas sans jamais ne savoir ce que j’abandonnais, pas sans voir ce lac aux couleur si bleu…

La dernière heure d’ascention fût difficile, mais j’avais trouvé mon rythme et je le respectai. Puis, dans un détour, j’apperçu au loin une couleur azure, le lac 69! J’aurais pris toute la journée pour l’admirer, mais il nous fallait encore redescendre.

Nous avons pris une petite pause pour manger, et puis nous avons entamé la descente. Ce fût, en comparaison, une vrai partie de plaisir, et, notre chauffeur nous attendais toujours!